Questionnements sur le droit d’auteur
by Paul-Marcel
L’autre jour mon fils m’a fait découvrir un site Web qui diffuse des films en lecture continue (“streaming”). Le répertoire n’est pas aussi vaste que celui de votre club vidéo mais il s’enrichit de plusieurs dizaines de films à toutes les semaines. On y trouve de vieux classiques, des films de série B, des navets inconnus et de grosses productions. Un vaste de choix de documentaires est aussi disponible ainsi que des vidéos de clips musicaux, des reportage sportifs, à peu près toutes les séries de télé américaines récentes ou anciennes. La qualité est excellente et la diffusion instantanée. Vous choisissez, vous cliquez, et hop, ça commence. Pas d’inscription, pas de pub, juste le film.
Le problème, puisque dans mon cas il y en a un, est d’ordre moral. On trouve sur ce site des productions qui sont encore en salle. Il y a donc une entorse claire aux lois sur la diffusion d’œuvres cinématographiques et télévisuelles. C’est ce qui m’a emmené à une réflexion sur nos droits et restrictions concernant les films commerciaux.
Allons-y par une suite de questionnement :
- Si un film est diffusé à la télé et que ce soir là je n’y suis pas, puis-je l’enregistrer pour l’écouter plus tard ? Je crois qu’il est admis de tous que la réponse est oui.
- Si je n’y suis pas et que j’ai oublié de programmer mon magnétoscope, appeller un ami pour le faire pour moi, est-ce que c’est acceptable ? D’après moi, oui encore.
- Si l’ami en question fait l’enregistrement sans m’en parler et me prête la cassette, est-ce encore OK ?
- Donc, par extension, est-ce que je peux prêter une cassette déjà enregistré à qui je veux ?
On voit déjà que ça devient rapidement assez compliqué à gérer, mais allons plus loin.
Si on admet qu’un film qui passe à la télé peut-être enregistré pour son usage personnel, est-ce que ça doit se faire seulement lors de sa diffusion ? Autrement dit, si j’ai manqué Rocky à TVA la semaine dernière, mais que je peux le voir sur Internet ce soir, est-ce permis ?
Autre question : si je loue un film au club vidéo pour une semaine, est-ce que je peux le prêter à ma sœur après l’avoir regardé ? Quand on me loue un film pour la semaine, est-ce qu’on s’attend à ce qu’il n’y a que moi qui le regarde durant ma période de location ? Pourtant on peut être huit dans le salon lorsque je déciderai de le voir. Est-ce que ça peux se faire en deux groupes de quatre, deux soirs différents ? Alors dans ce cas, est-ce qu’un de ces individu pourrait décider de le regarder sur son ordinateur à partir du site de téléchargement ?
Prenons l’exemple des livres. Si j’ai acheté un livre et que je l’ai aimé, je peux le prêter à qui je veux sans restriction aucune. Je présume que je peux faire de même avec un DVD d’un film à succès. Alors, si j’appelle un ami et que je lui parle du film que je viens d’acheter, que c’est un film extraordinaire, que je vais lui prêter ma copie dès qu’on se voit, je présume encore que nous sommes dans la légalité. Mais si cet ami me dit que c’est plus simple pour lui de l’écouter dès ce soir sur son portable, qu’est-ce que je dois lui répondre ? “Tu n’as pas le droit. Attend que je t’apporte mon DVD” ? Découlant de ça, peut-on voir un film sur Internet dès que quelqu’un en fait l’achat ?
Vous comprendrez que j’ai vraiment besoin d’un spécialiste/avocat pour m’aider à résoudre mes questionnements moraux et légaux sur le droit d’auteur. Disons que pour le moment, je trace la ligne avec les films qui sont encore en salle. Pour ceux-là, interdiction de les regarder sans payer. Malgré que ce ne soit pas sans faille comme raisonnement, au moins je peux tracer une ligne quelque part.
Maintenant il faut que je l’explique à mon ado….
La voilée.
by vitel
J’ai bousculé une voilée hier dans le métro, semi volontairement. Je n’ai rien contre elles pourtant! Elle a levée les yeux d’un air désolé. J’ai l’impression que si j’avais levé la main, elle se serait excusée. Comment pourrais-je penser accommoder cela?
Elle devait avoir 15-16 ans, riant discrètement, appuyée dans l’allée de gauche de l’escalier roulant. « Ici, à Montréal, c’est fait pour monter vite, l’allée de gauche ! » aurait dit un intolérant, mais pas moi. Mais pourquoi donc, alors que mes cousines de 15 ans font tout pour se faire remarquer, cette mignonne petite fille aux billes noires, espère donc tout le contraire? Est-ce raciste de penser que leur religion semble les brimer?
J’ai d’innombrables opinions sur les accommodements raisonnables, plusieurs se contredisant. J’aimerais avoir une opinion claire sur un sujet aussi important, connecté directement sur ma culture propre. Je crois en l’égalité des sexes et en la liberté, sous toutes ses formes, et c’est avec ses yeux, aujourd’hui, que je réfléchis au multiculturalisme.
Ce n’est évidemment pas la démographie qui justifie l’immigration, mais bien l’enrichissement idéologique incroyable que cette diversité puisse apporter à la culture hôte. Pour enrichir un esprit, on doit y confronter sans cesse des évidences opposées, en laissant libre à chacun, le choix d’action. J’adore les marginaux respectables pour la diversité qu’ils apportent. Je tiens à vivre en milieu urbain pour les côtoyer le plus possible, eux et leurs différences. Quelle richesse!
Je crois cependant avoir un problème avec la religion. Non, plutôt avec ses règles. Je comprends mal qu’on doive se priver de quelque chose pour croire… Qu’on doive respecter des règles qui nous empêchent de montrer, notre nouvelle coupe de cheveux, par exemple. Qu’on doive, en plein épanouissement sexuel, donc vers 12 ans maintenant, se sentir coupable du regard des hommes. Parce que c’est la culpabilité incrustée dans leurs cerveaux qui, de l’extérieur, semble les contrôler.
Libre pensée et religion seraient-elles incompatibles? Je n’ai aucun problème à accommoder la différence, bien au contraire, je l’encourage et tente même quelques fois d’y participer. Toutefois à mon sens, la religion ne doit être qu’une partie de l’identité personnelle, pas la définir. Bousculé, comme pour lui dire, « réveille »!
émil
Aparté .
by vitel
Mon nouveau compère est tout un joueur de football, pas le plus vite, mais d’une vision et d’un bras incroyable. Il est mon coach sans le savoir. Il est vieux mais se lève ces matins glacials qui effraient les plus jeunes. Il joue au football depuis que la ligue existe. Il a pris le temps d’apprendre, il a appris et maintenant il enseigne…
émil
Essayons …
by vitel
Il y a longtemps que je pense à écrire. Les difficultés de l’orthographe m’effrayant plus que l’idée d’émettre mon opinion. La victoire sur la peur vient souvent du désir, encore plus puissant, de l’inconnu. J’irai au son. Mes opinions changent, ce pourquoi j’ai toujours eu peur de les graver. Je suis convaincu cependant. Mais ici, avec mon nouveau compère, c’est rassurant. Ses écrits façonneront le chemin..!
émil
La campagne
by Paul-Marcel
Une campagne qui sera tout sauf bucolique. Pas reposante non plus. Ni calme, ni sereine. Ça sera plutôt 28 jours de cris et de fureur. Des chemises seront déchirées sur la place publique. Une guerre sans merci. Tous les coups seront permis. Ils iront frapper à votre porte. Vous ne pourrez pas y échapper. Ils seront sur votre chemin, en embuscades dans les lieux publics. Vous les verrez à la télé, les entendrez à la radio. Vos ennemis et vos amis, à couteaux tirés. Et souvent même difficile à discerner. Très semblable dans la pénombre. Rarement seuls, voyageant en groupe. Bien protégés pour éviter les pièges qu’on manquera pas de leur tendre. Leurs visages tapisseront les murs de la ville. Nous serons observés, sondés, scrutés. Nos allégeances seront discutés, soupesés, étudiés et sûrement… décriés. Et la guerre fera rage, leur fiel couvrira le paysage. Jusqu’au jour où nous nous lèverons. Ce sera notre tour. À nous de jouer. Nous trancherons, finalement. D’un coup de crayon. D’un papier glissé dans une boîte. Ce sera terminé. Et au lendemain de ce carnage, tout sera redevenu comme avant. Calme et serein, comme la campagne.
Le juste prix
by Paul-Marcel
Une petite réflexion que je veux partager avec vous. Actuellement au Québec, les citoyens payent leur électricité à un coût moindre que le reste des habitants de l’amérique du Nord. Pour donner un exemple, les habitants de Boston paient leur électricité plus de trois et demi ce qu’il nous en coûte ici (source). C’est l’avantage que les québécois ont voulu se donner en nationalisant l’électricité au début des années ’70. Le problème de l’énergie qui se pose actuellement c’est que le réseau est à la limite de ses capacités pour fournir l’électricité à la population ainsi qu’à ses clients corporatifs. Pour remédier à la chose Hydro-Québec veut détourner la rivière Rupert dans le Nord du Québec pour alimenter ses barrages existants et le nouveau barrage Eastmain-1-A (détail). Un développement gigantesque qui aura à coup sûr un impact écologique et un bouleversement des habitudes de vie des peuples autochtones de la région. Sans compter les investissements importants que cela exigera. L’autre avenue est l’énergie éolienne, mais semblerait que personne n’en veut sur son terrain.
D’où ma réflexion : si on payait le tarif réel de production, et qu’avec les profits supplémentaires on subventionnait les gens à faible revenu, pour ne pas créer d’inéquité, la demande hydro-électrique diminuerait sensiblement (nous sommes actuellement parmi les plus grand consommateurs d’électricité au monde – quand c’est pas cher…). Si on consomme moins, on a pas besoin de développer d’autres sites de production et on peut vendre plus de kilowatt/heure à nos voisins. Notre gouvernement engrangerait plus d’argent qu’il pourrait distribuer dans nos programmes sociaux, hôpitaux, éducation, infrastructure, etc.
Y aura-t-il un gouvernement assez courageux pour aller dans ce sens ? Est-ce que l’idée tient la route ? Faîtes moi donc part de votre opinion là-dessus.
Le mélange des genres
by Paul-Marcel
Ce matin à l’émission radiophonique de Christiane Charette (oui je sais, j’ai encore écouté…) une rencontre très intéressante entre Jean-René Dufort, animateur de «Infoman» et Alain Gravel, président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec. Le prétexte : un petit débat sur ce qu’est être journaliste. Première chose : Christiane Charette n’écoute pas ses invités, mais ça c’est un autre sujet. Pour revenir à la problématique, J-R Dufort revendique le droit d’interviewer qui il veut et de poser toutes les questions qu’il désire. Pour Alain Gravel, le fait d’être reconnu journaliste impose une prérogative, celle de relever du conseil de presse du Québec, qui peut émettre un blâme suite à une plainte de quiconque. M. Dufort nous dit qu’il ne veut pas être journaliste, M. Gravel ne veut pas l’empêcher de rencontrer qui que ce soit («L’information et l’actualité ne sont pas exclusifs aux journalistes»). En principe tout est clair. Mais dans les faits, pas tant que ça. Car la question n’a pas été répondu : qu’est-ce qu’un journaliste ? Maintenant que la nouvelle peut, et est, relayé par tout le monde; maintenant que les politiciens se font interviewer aux émissions de divertissement par des animateurs, des humoristes et des maires; puisque chacun sur son blogue peut commenter l’actualité avec la même verve qu’un éditorialiste payé pour le faire, qu’est-ce qui différencie le journaliste de tous les autres ? Le journaliste est redevable devant le Conseil de presse du Québec qui peut lui adresser un blâme. Il peut aussi être membre de la FPJQ, mais ce n’est pas obligatoire. Tout le monde peut donc se définir journaliste indépendant. Voilà pour la portion institutionnel de la profession.
Le problème qui se pose actuellement en est un de mélange des genres. Si tout le monde peut faire une entrevue avec qui que ce soit, tous ne sont pas soumis aux mêmes règles. L’animateur qui prend un biais tout à fait volontaire dans le traitement de la nouvelle peut toujours se disculper en disant qu’il fait de la variété ou de l’humour. Un Guy A. Lepage ou un Jean-René Dufort ne peuvent donc pas subir de blâme du Conseil de presse s’ils décident de déconner face à un ministre. On ne leur demandera pas de faire preuve d’objectivité. Ça relèvera de leur éthique personnelle et de la tolérance de leurs patrons. Un journaliste à «Enjeux» n’aura jamais la même latitude puisque, outre ses patrons, il y a au moins deux instances vers qui le public peut se tourner si une exagération, un mauvais traitement ou un biais évident est décelé dans le traitement de l’information.
En conclusion, J-R Dufort peux bien faire ce qu’il veut dans son émission, et c’est bien ce qu’il fait. S’il veut nous montrer ce que les députés mangent au buffet durant le huis clos du budget, libre à lui. Et si ça nous fait sourire, tant mieux. Mais revendiquer le titre de journaliste demande plus que ça. Entre autre le courage d’enlever son nez de clown et de faire face à des instances indépendantes qui pourront lui taper sur les doigts lorsqu’il exagèrera.
Cliquer ici pour entendre le débat.
Occupation trouble
by Paul-Marcel
La populaire série de télé-réalité «Occupation double» se terminait ce soir avec le choix, par la dernière concurente en lice, de son mec de rêve. Après 10 semaines de dur labeur, la madame se retrouve plus riche d’une maison, d’une voiture de l’année, d’un voyage à venir, et bien entendu d’un homme assorti à l’ensemble. Il lui reste maintenant à l’essayer «pour de vrai».
Pour la première fois, parce qu’un ami y participe en tant qu’assistant réalisateur, je me suis intéressé quelque peu à cette émission. J’ai regardé, quelques minutes par-ci par-là,les aventures stratégico-sentimentales des divers concurrents, et vu finalement l’apothéose de ce «grattez-et-gagnez» amoureux.
Ce qui m’a le plus frappé de ce méli-mélo romantique, c’est le conformisme à tout crin qui habite ces gars et filles, qui sont pourtant tous nés vers 1980. Sans vouloir être trop naïf, il m’apparait incroyable que personne parmi ces beaux jeunes gens ne se rendent compte que le machiavélisme est de mise pour prétendre un tant soit peu pouvoir partir avec un conjoint et une maison. Et que pourtant, tous les protagonistes jouent la carte de la fidélité et de l’honnêteté sans coup férir. Un des finalistes le faisait d’ailleurs remarquer : le but du jeu est de charmer mais tu ne peux gagner que si tu n’as pas trop charmé. Effectivement, et bienvenue dans le monde de la rectitude morale.
Les valeurs véhiculées dans cette série sont assez classiques : fidélité, engagement, honnêteté, confiance, respect. Normal me direz-vous. Oui bien sûr, on est tous pour la vertu. Mais dans le cadre proposé par les concepteurs d’occupation double, tout est joué à coup de duplicité, tromperie, quiproquos, sous-entendu et pièges. Les concurrents peuvent faire moults confidences dans l’alcove (alcool aidant) quelques minutes avant de se retrouver par surprise en tête-à-tête avec le/la rivale. Bravo pour la confiance en fin de parcours.
Mais en fait, ce qui me surprend le plus, en cette semaine du congrès à Montréal «Comment ça va les hommes ?», c’est de voir à quelle point les rapports hommes-femmes sont à ce point traditionnalistes et conformistes. Est-ce que cette émission représente un quelconque groupe de la société ? Je ne sais pas. Mais en comparant les comportements vus à l’émission et la lecture de compte-rendu des conférences du congrès ci-haut mentionné, j’ai l’impression qu’on a pas su renouveler les rapports hommes-femmes en ce début de siècle. Il me semble règner une très grande naïveté dans notre rapport à l’autre. On l’investit de tous nos désirs et de toutes nos craintes et on s’étonne ensuite qu’il se pousse avec la voisine. Et cette émission agit comme miroir grossissant de nos comportements affectifs et sociaux. N’avons-nous vraiment rien appris ? Et surtout qu’un jeu télévisé reste un jeu ?
Finalement la jeune madame a choisie son homme, gagnée la maison, la voiture et le voyage. Elle s’est virtuellement mariée devant 1,7 millions de personnes, la famille et les amis. Elle va maintenant emménager avec un gars qu’elle a fréquenté, seule à seule, au total quelques heures et avec qui elle n’a jamais couché.
Ça fait pourtant plus de cinquante ans qu’on permet que ça ne se passe plus ainsi au Québec…
La pub lave plus blanc
by Paul-Marcel
Est-ce moi qui ne regarde pas suffisamment la télé pour le voir, ou est-ce bien le cas : les personnes/personnages issus des minorités visible au Québec sont nettement sous-représentés dans les publicités présentées au petit écran. Récemment, à part les publicités de Desjardins, je ne remarque pas de gens de couleur dans les pubs créées ici. Et vous, en remarquez-vous ?
Christiane Charette
by Paul-Marcel
Voilà, c’est officiel : je ne suis plus capable de Christiane Charette. Extrait d’une conversation entre elle et son invité, Jean-François Lisée, à propos des élections de mi-mandat, aux États-Unis :
CC : ce serai vraiment intéressant de voir deux femmes s’opposer pour la présidence des États-Unis. Croyez-vous qu’il y aurait une chance que Condolessa Rice et Hillary Clinton s’affronte pour la présidence ?
JFL : ce n’est pas impossible, mais très peu probable.
CC : mais pourquoi ?
JFL : eh bien parce que…
CC : pensez-vous que Condolessa est amoureuse de George Bush ?
JFL : …
CC : quand elle le regarde elle a l’oeil humide, on dirait vraiment qu’elle est amoureuse.
JFL : vraiment, je ne sais pas
Aaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh………………………..