Une campagne qui sera tout sauf bucolique. Pas reposante non plus. Ni calme, ni sereine. Ça sera plutôt 28 jours de cris et de fureur. Des chemises seront déchirées sur la place publique. Une guerre sans merci. Tous les coups seront permis. Ils iront frapper à votre porte. Vous ne pourrez pas y échapper. Ils seront sur votre chemin, en embuscades dans les lieux publics. Vous les verrez à la télé, les entendrez à la radio. Vos ennemis et vos amis, à couteaux tirés. Et souvent même difficile à discerner. Très semblable dans la pénombre. Rarement seuls, voyageant en groupe. Bien protégés pour éviter les pièges qu’on manquera pas de leur tendre. Leurs visages tapisseront les murs de la ville. Nous serons observés, sondés, scrutés. Nos allégeances seront discutés, soupesés, étudiés et sûrement… décriés. Et la guerre fera rage, leur fiel couvrira le paysage. Jusqu’au jour où nous nous lèverons. Ce sera notre tour. À nous de jouer. Nous trancherons, finalement. D’un coup de crayon. D’un papier glissé dans une boîte. Ce sera terminé. Et au lendemain de ce carnage, tout sera redevenu comme avant. Calme et serein, comme la campagne.
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